Joanna et Michael se sont rencontrés à la fac, se sont mariés et sont heureux. Lors d’un diner de travail, Joanna rencontre une collègue de son mari, Laura, et s’aperçoit tout de suite de l’attirance qu’ils ont l’un pour l’autre. Le lendemain, Michael part en voyage d’affaire avec Laura. De son côté, Joanna rencontre par hasard à la sortie d'un café un ancien amour, Alex, et décide de diner avec lui le soir même.
Le film décrit avec une certaine simplicité trente-six heures de la vie d’un couple, qui vont peut être tout faire basculer, en mettant en avant l’infidélité et la tentation. Massy Tadjedin, scénariste de
The Jacket, n’a lâché qu’à moitié sa plume pour la caméra, puisqu’elle a aussi écrit
Last Night, et réalise ici son premier film. Une réalisation toute en simplicité qui ne juge pas et se concentre davantage sur le sujet que sur la forme. Les changements entre la tentation de Laura et Michael et celle de Joanna et Alex se fait tout en douceur. Le décalage entre les raccords images/sons provoquent une proximité entre Joanna et Michael, alors loins l’un de l’autre. Pour sa première réalisation, Massy Tadjedin a réuni un casting pour le moins glamour, avec d’un côté Keira Knightley (
Love Actually,
Pirates des Caraïbes) et Guillaume Canet (
Ne le dit à personne), et de l’autre Sam Worthington (alias Monsieur Muscles dans
Avatar et
Le Choc des Titan) et Eva Mendes (
Bad Lieutenant). Ces personnages ne sont pas tout blanc ou tout noir, chacun à ses zones d’ombres et c’est ce qui les rend parlants, touchants.
Entre les deux histoires, le couple Keira Knightley/Guillaume Canet, avec tous ces non-dits qui en disent beaucoup et ces « je t’aime moi non plus », est préférable pour le côté vibrant de leur histoire. Pour le second couple, le choix d'acteurs connus pour leur plastique est loin d’être anodin pour jouer des collègues attirés physiquement l’un par l’autre et cette histoire-là a déjà été beaucoup traitée au cinéma, de façon plus convaincante.
Un des points positifs du film est qu’il ne se veut pas moralisateur. Il dépasse le jugement en se questionnant sur ce qui est le plus grave, l’infidélité physique ou l’infidélité émotionnelle.
Ecrit par
Déborah Julhès